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FAQ : Tout comprendre sur l'annualisation

Vos questions les plus fréquentes sur la modulation et le lissage annuel.

Mis à jour cette semaine

Quelles sont les absences prises en compte dans le lissage annuel ?

L'ensemble des absences participent au calcul du lissage annuel à l'exception des absences Retard sans retenue sur salaire, Repos hebdomadaire et Indisponibilité temporaire.

Quelles sont les absences prises en compte dans la modulation ?

Par défaut, l'ensemble des absences à l'exception des absences Congé payé et Jour férié participent au calcul de la modulation.

Les absences assimilés à du temps de travail effectif (colonne Heures prises en compte) :

  • Formation

  • Visite médicale

  • Repos compensateur (RCR)

Les absences (colonne Absences prises en compte) :

  • Absence injustifiée

  • Absence justifiée

  • Accident du travail

  • Arrêt maladie

  • Chômage partiel

  • Congé maternité

  • Congé parental

  • Congé paternité

  • Congé sans solde

  • Évènement familial

  • Maladie professionnelle

  • Mise à pied conservatoire

  • Mise à pied disciplinaire

  • Repos compensateur d’habillement

  • Repos compensateur de jour férié

  • Repos compensateur de nuit

  • Retard

  • RTT

Comment sont traitées les absences non rémunérées en modulation ?

Par principe, une absence non rémunérée ne doit pas pénaliser le salarié deux fois (une fois sur son salaire et une fois sur son compteur d'heures). Il existe deux méthodes pour traiter cela :

  1. L'intégration au compteur : L'absence est comptabilisée comme du temps de travail pour aider à atteindre le plafond annuel.

  2. La réduction du plafond : On diminue le nombre total d'heures que le salarié doit réaliser sur l'année.

Le choix de Combo : Sur Combo, nous avons opté pour la première méthode. Les absences non rémunérées sont "Contribuées" : elles comptent dans le calcul de la modulation et aident le salarié à atteindre son objectif d'heures.

Pourquoi ce choix ? Dans les deux cas, l'absence est déduite du bulletin de paie le mois concerné. En la considérant comme "contribuée" dans la modulation, on garantit que la perte d’heures est déjà actée financièrement et que le salarié n'a pas à "rattraper" ces heures par la suite.

Pourquoi la cible hebdomadaire en modulation n’est pas égale au temps de contrat hebdomadaire du salarié ?

L'annualisation change notre vision du temps de travail : on ne raisonne plus à la semaine, mais sur l'année. Pour un contrat à 35h, l'objectif légal est de 1607 heures de travail effectif.

Pourquoi le total hebdomadaire moyen affiche-t-il 30h49 et non 35h ?

C'est le point de confusion le plus fréquent. Voici l'explication :

  • Un salarié est payé 35h chaque semaine, même lorsqu'il est en congés ou en jour férié.

  • Cependant, le calcul des 1607h exclut ces périodes de repos pour ne comptabiliser que le travail réel.

  • Sur une année complète, 1607h divisées par les 52 semaines donnent une moyenne de 30h49 de travail effectif par semaine.

⚠️ Attention : Ce chiffre de 30h49 n'est pas une consigne de planning ! Vous devez continuer à planifier selon vos besoins (semaines à 42h ou à 20h). La modulation est faite pour absorber ces variations.

L'écart de modulation : votre boussole 🧭

Voyez le volume d'heures à réaliser comme une ligne médiane ou une trajectoire idéale :

  • Au-dessus de la ligne : Le salarié travaille plus que la moyenne ; il accumule des heures d'avance à compenser plus tard.

  • En dessous de la ligne : Le salarié travaille moins que la moyenne ; il a une "dette" d'heures à rattraper.

  • Le but : L'indicateur vous alerte en temps réel sur cet écart. Votre mission est d'ajuster les plannings pour que le salarié atteigne le plus justement possible les 1607h à la fin de la période.

Comment planifier par rapport à l'objectif hebdomadaire de 30h49 ?

Il est normal de constater un décalage entre le contrat de votre salarié et l'objectif affiché dans l'outil. Voici comment l'interpréter :

1. Un indicateur de suivi, pas une règle de planning

L’objectif hebdomadaire (ex: 30h49 pour un contrat de 35h) n'est pas une limite à ne pas dépasser.

  • Votre priorité : Continuez à planifier vos collaborateurs selon leur temps de travail contractuel et vos besoins opérationnels réels.

  • Le rôle de Combo : L'outil calcule simplement la moyenne de travail effectif nécessaire chaque semaine pour atteindre les 1607 heures annuelles (une fois les congés et fériés déduits).

2. Votre "Boussole" de modulation

Cet indicateur est là pour vous donner de la visibilité sur la trajectoire de vos salariés :

  • L’Objectif hebdomadaire est votre point de repère (la ligne médiane).

  • L’Écart cumulé vous indique si le salarié est "en avance" ou "en retard" sur son volume annuel.

En résumé :

Ne changez rien à vos habitudes de planification. Utilisez cet indicateur uniquement pour surveiller l'écart cumulé : c’est lui qui vous dira, tout au long de l’année, si vous devez augmenter ou réduire la charge de travail pour finir la période à l'équilibre.

Pourquoi les congés payés creusent-ils autant l’écart de modulation ?

Il est tout à fait normal de voir l’écart de modulation diminuer (ou "chuter") lorsqu'un salarié prend ses congés. Lorsque vous planifiez un salarié à 35h, il dépasse chaque semaine son objectif "théorique" (qui est d'environ 30h49). Résultat : Il accumule naturellement de l'avance dans son compteur tout au long de l'année.

Comme les 1607 heures (l'objectif annuel) excluent les congés payés, les heures de congés ne sont pas comptabilisées comme du "travail effectif" contribuant à cet objectif. L'avance que le salarié a accumulée en travaillant 35h sert justement à "couvrir" ses périodes de repos. Pendant ses congés, son compteur baisse car il utilise cette réserve d'heures.

Cette baisse n'est pas une erreur de calcul. C’est le principe même de l'équilibre de l'annualisation :

  • On travaille "plus" (35h) le reste de l'année pour compenser le fait que l'on ne travaille pas (0h) pendant les congés et les jours fériés.

  • À la fin de l'année, ce jeu de vases communicants permet d'arriver pile à l'objectif de 1607 heures.

Comment faire pour diminuer le solde de modulation de mon salarié ?

Si le compteur d'un salarié est trop élevé et que vous souhaitez le faire baisser, la solution est simple : il doit travailler moins que son horaire habituel. C'est le principe de la récupération.

Pour diminuer l'avance accumulée, vous devez planifier des semaines ou des journées plus courtes que l'horaire de référence. Ces temps de repos viennent naturellement compenser les périodes de forte activité.

Il est crucial de bien qualifier l'absence pour que le compteur réagisse correctement :

  • Le repos hebdomadaire : Utilisez ce motif si le salarié est simplement au repos (off) sans poser de congés.

  • Le congé payé : Utilisez ce motif si le salarié pose officiellement des jours de congés acquis.

Comment payer des heures du compteur de modulation / lissage en cours d’année ?

Actuellement, Combo ne propose pas de fonction de "purge" automatique en cours d'année. Si vous décidez de rémunérer une partie des heures accumulées avant la clôture annuelle, vous devez effectuer une régularisation manuelle pour que vos compteurs restent justes.

Comment faire ?

  1. Allez dans l'onglet Rapports et déverrouillez les périodes de paie concernées au sein de votre période de référence.

  2. Rendez-vous dans : Configuration > Établissements & planning > Choisissez votre établissement > Modulation. Allez tout en bas dans la rubrique « Personnaliser la modulation par salarié ». Modifiez le champ Solde initial : déduisez les heures que vous allez payer du solde actuel et renseignez le nouveau résultat.

  3. Ajoutez manuellement le volume d'heures à payer dans votre export comptable avant de l'envoyer à votre gestionnaire de paie.

Pour un meilleur suivi, nous vous recommandons également de tenir un fichier de suivi recensant les dates et le nombre d’heures déjà payées.

Que faire à la fin de période de modulation ?

On vous explique tout ici. 👈

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